Les pionniers de l’archéologie autunoise

L’intérêt pour le passé d’Autun remonte au moins à Barthélémy de Chasseneuz qui, en 1521, avait guidé le roi François Ier au pied des édifices romains. Mais le Catalogus gloriae mundi qu’il rédigea reste très historique.

Il faut attendre les années 1590 pour qu’un savant passionné d’Antiquité, probablement le médecin Jacques Léauté, décrive pour la première fois de manière méthodique les vestiges conservés. C’est le premier d’une longue liste d’érudits, de curieux, de dessinateurs et de collectionneurs qui se sont intéressés à Autun : les Jeannin, les Guijon (GUIJON, Jacques (1542-1625) | BurgundiaHumanistica), Étienne Ladone, Edme Thomas, Bénigne Germain, Louis Thomassin, Isaac-Mathieu Crommelin, Claude Courtépée ou encore Joseph Rosny.

Dans un contexte où les vestiges antiques sont utilisés comme carrière de matériaux, le témoignage de ces « antiquaires » n’a pas de prix (Itinéraires d’hommes, trajectoires d’objets – Vandalisme à Autun – Éditions universitaires de Dijon ; Les Antiques d’Autun à la Renaissance : poids des travaux historiques et émergence d’un discours antiquaire (1529-1620)).