En 1975, dans le cadre d’une rapide surveillance de travaux lors de la construction de bâtiments d’enseignement scolaire, des vestiges funéraires ont été découverts.
Il s’agit d’un ensemble de quatre cercueils en plomb de l’Antiquité tardive encore munis de leur couvercle, qui étaient visiblement disposés à faible distance les uns des autres. Certains semblaient contenus dans un aménagement en bois assemblé à l’aide de clous. Aucun mobilier d’accompagnement n’a été découvert et il ne subsistait quasiment aucune trace du défunt. Le plan précis des vestiges n’a pu être levé compte tenu des modalités d’intervention. Les cercueils en plomb n’ont pas été conservés mais les clichés et descriptions à notre disposition dans le rapport d’intervention montrent qu’ils n’étaient pas décorés. A proximité de ces cercueils, une stèle en calcaire blanc – elle aussi tardo-antique – a été exhumée. Elle est actuellement conservée dans les réserves du musée Rolin. Le décor, qui représente deux colombes de profil de part et d’autre d’une couronne, évoque un motif chrétien.
Tous ces vestiges funéraires peuvent être rattachés à l’extrémité orientale de la nécropole dite des Drémeaux (« dormeurs » en patois) qui se développe en aval de la porte Saint-André. Cette nécropole aux contours encore imprécis jouxte des zones marécageuses et insalubres servant de décharge. Elle se développe de part et d’autre de la voie quittant Autun en direction de Langres et Besançon.