En 1989, P. Chardon-Picault a fouillé les vestiges d’une domus préalablement à l’agrandissement de la Clinique du Parc. Cette maison, parfois nommée « maison à l’Ampulla » *, se développe à une vingtaine de mètres du rempart antique.
Seul l’état du Haut-Empire a pu être appréhendé dans le temps imparti (deux semaines de sauvetages urgent).
Cette domus possède un jardin en façade, fermé par un mur de clôture au sud-ouest.
Les remblais scellés par ce mur de clôture, ponctuellement sondés, ont révélé la présence d’un épandage de déchets de boucherie et de l’artisanat de l’os antérieur à la période flavienne. Il pourrait s’agir des vestiges d’un atelier de tabletier** fonctionnant dans la première moitié de notre ère.
Une dizaine de pièces d’habitation ont été mises en évidence dans l’emprise de la fouille, mais la maison se développait encore à l’est et au nord. Trois de ces pièces étaient pourvues d’un hypocauste.
De nombreux fragments de stucs destinés à animer les murs (corniches, éléments de colonne engagée, motifs végétaux et figurés) ou bien les plafonds (caissons dessinés par des frises d’oves) permettent de restituer un riche décor.
L’organisation générale de cette maison reste toutefois inconnue, elle semble abandonnée au cours du IIIème siècle.
*Petit récipient en plomb à une seule anse, portant deux inscriptions en latin qui a été retrouvé sur le site de la Clinique du Parc et qui a donné son nom à la maison. On considère généralement que ce type d’objet servait à conserver des produits pharmaceutiques.
**Artisan spécialisé dans la production d’objet en matière dure animale (ossements, corne, ivoire)